Philosophie Balkissienne

Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 17:15
Il était une fois…

Je suis née en France, j'ai la nationalité française et pourtant je ne me sens pas Française et ne veux pas l'être. Ca fait peu de temps que je ne me considère plus comme telle à cause de plusieurs réactions valables et raisonnables ou pas (fatigue de perpétuellement devoir prouver sa francité, fait que je vis en banlieue et que pour moi la France des banlieues et l'autre France sont deux Frances totalement différentes et opposées, entre autres raisons…). Désormais, devenir Français pour un "basané" signifie entrer dans un moule (le moule des Ni-Putes Ni-Soumises qui consiste à dévergonder qui on sait).
Dire que l'on peut être à la fois Français et Musulman est totalement utopique puisque l'on est censé appliquer la loi islamique, loi de source divine et nulle autre loi (encore moins celle de la République, inique et critique à l'égard des cultes). Être Musulman est à la fois une identité, un fond et une forme, un mode de vie et une spiritualité. Je ne peux pas me sentir Française et fille de la République et me revendiquer comme appartenant à la Oumma. C'est de la schizophrénie. J'ai un profond mépris pour la laïcité républicaine, je précise bien républicaine parce qu'elle n'a rien à voir avec la définition religieuse de la laïcité qui consiste à permettre la bonne entente et la cohabitation des religions (l'on nous fait croire d'ailleurs que c'est impossible mais il faut rappeler que c'est pourtant comme ça que les hommes vivaient en société depuis la naissance des religions…).

La laïcité républicaine me dégoûte parce qu'elle veut me rendre schizophrène, me vide partiellement de mon islamité quand cette dernière ne demande même pas à s'exprimer, simplement à ne pas être entravée et bafouée. Leur laïcité à eux, c'est une sorte de dénominateur commun à tous les hommes. Sauf que ce dénominateur consiste à ignorer les particularités propres à chaque individu : en quoi ma religion serait moins juste que leur laïcité ? Laïcité qui rappelons le, s'apparente à un dogme puisqu'ils refusent catégoriquement tout changement, tout aménagement et toute critique de leurs lois.
Manquait plus que ce soit Voltaire (l'agnostique et laïc au sens républicain du terme) qui me dise comment je dois exercer mon culte et dans quel cadre ce dernier doit s'inscrire.
C'est un comble…

En attendant, je suis bien obligée de composer avec les lois de la République puisque je vis ici mais ce ne sera jamais au détriment de ma religion qui est à la fois mon identité et mon mode de vie (en tout cas c'est ce à quoi j'aspire à court terme). Je me sens musulmane en France, un peu étrangère et depuis que je me sens ainsi, je vais beaucoup mieux, je suis moins stressée. 
"Je suis musulmane et je t'aime", ce credo m'est venu à la suite d'une discussion avec un homme d'une quarantaine d'années, d'origine algérienne et qui toute sa vie s'est battu contre les racistes et les colporteurs de préjugés. Toute sa vie sa lutte consistait à revendiquer, à crier, à exploser ses poumons à la face de tous ces gens "Je suis Français et je t'emmerde" avec toute la colère et la tristesse du monde. Ce n'est pas le combat vil, vain et inutile que je veux mener pour moi et mes enfants. Je suis musulmane et je ne t'emmerde pas, je te respecte et t'aime, à toi de me respecter dans tes convictions et de m'aimer. Ca ne me fait nullement souffrir de ne pas être Française et de vivre en France bien au contraire, je me sens déjà guérie de la schizophrénie identitaire depuis que je me sens ainsi. Je suis dans ce pays, il m'arrive de l'aimer et il m'arrive de le critiquer et c'est mon droit minimum et maximum en tant que "Française administrative".

Je tends vers le traditionalisme religieux : j'aspire à l'unité de la Oumma et je refuse catégoriquement de me sentir appartenir à un quelconque État-nation que ce soit la France ou un autre pays, parce que c'est clairement le sentiment national qui empêche ma communauté d'avancer. C'est parce que les musulmans du monde vivent dans des États-Nations qu'aujourd'hui le Marocain ignore la souffrance de l'Iraquien, que l'Indonésien ne sait pas ce qu'endure un Palestinien, que l'Égyptien se fout littéralement de ce qu'éprouve un Malien et que l'Iran, si elle était attaquée aujourd'hui par Israël, le serait dans l'indifférence la plus totale… Il n'y a qu'à voir les dégâts du nationalisme en Turquie ! Tu cries Atatürk et tous les Turcs descendent dans les rues avec des drapeaux en pleurant, c'est presque flippant ! Que je sache, le Prophète Mohammed (sws) n'était pas graphiste, il n'a jamais dessiné le moindre drapeau, il n'était pas poète non plus, il n'a jamais chanté le moindre hymne, symbole d'appartenance à une communauté vile et vaine qu'est la nation.

Si le sentiment d'appartenance à l'islam était supérieur à n'importe quel autre sentiment d'appartenance communautaire ou national, jamais l'impérialisme n'aurait osé s'introduire dans nos vies. "La Oumma ne forme qu'un seul corps " ; "La pire injustice est de mépriser son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman : son sang, ses biens et son honneur".

Voilà des hadiths du Prophète (sws) concernant notre nécessaire unité et qu'il faut urgemment méditer.
C'est clair et limpide : si la Oumma ne forme qu'un seul corps cela veut dire que si le Comorien souffre alors moi aussi je souffre et il demeure logique qu'en tant que musulmane, je me dois de combattre le mal qui ronge mon frère ! Si ton bras te fait mal et que tu ne le soignes pas alors tout ton corps sera malade ! Tant physiquement que moralement, au sens propre comme au sens figuré. Quand on humilie un musulman, c'est moi que l'on humilie.

Les frontières et la citoyenneté nationale sont une entrave à notre communauté. Toutes ces notions ne sont pas adaptées à l'islam, justement, elles ont été créées par les Lumières maçonniques dans le seul but de contrer les religions et détacher les hommes de leur Créateur afin de les soumettre à un autre système, qui, on le voit, est totalement dégénéré. Je ne cherche à convaincre personne, c'est simplement ce que je pense et ce à qui j'aspire au plus profond de moi-même.

Et je le répète encore une fois : le nationalisme a été créé pour soustraire les hommes à d'autres règles, des règles humaines, quand la vie de ce dernier était régie par des lois divines.
Quand je vois comment les musulmans vivent aujourd'hui, je me dis que franchement, l'Occident pouvait se la garder, cette entité qu'est l'État : en témoignent les conséquences actuelles. Ils sont sympas nos dirigeants sanguinaires et laïcisés jusqu'à l'os et pseudo-démocratiquement élus… L'islam n'est pas fait pour s'inscrire dans un nationalisme quelconque.
Quand je vois des parents par exemple, qui versent une petite larme devant Al Jazeera à chaque Palestinien tué alors qu'ils refusent catégoriquement de marier leur fille à un homme qui n'a pas la même nationalité qu'eux, quand bien même ce dernier poserait le front sur le tapis de prière cinq fois par jour, ça me fait doucement rigoler.C'est dire combien le sentiment national est une perversité !

La seule et unique bannière défendable à mes yeux est l'appartenance à l'islam non pas celui d'une couleur de peau (le fait d'être arabe ou noir) ou une nation (le fait d'être française) et ce n'est pas moi qui l'ai dit mais le meilleur des Hommes, il y a 1400 ans.

C'est au nom de toute la fraternité qui nous unit et avec tout l'amour que mon cœur est capable de donner que je souhaite la paix et le salut d'ALLAH sur vous, qu'IL nous couvre de SA clémence et de SA miséricorde et que la voie de notre bien-aimé Prophète (sws) soit nôtre, inchALLAH.
Par Balkis91 - Publié dans : Philosophie Balkissienne
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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 22:39

Ce soir je te parle d'un truc que, pour une fois je connais trop bien : la flemmardise.

C'est tellement pépère de t'engraisser telle une oie chez toi à rien faire devant MSN sans se préoccuper de savoir si ton bas de pyjama est coordonné avec ton soutif ou si tes cheveux sont bien peignés... Te voilà parée pour la course à la cuillère dans le pot de Nutella avec ta sœur.

Outre le fait qu'elle contribue au maintien de ton capital adipeux, la flemme peut survenir en dehors du cercle domestique : c'est déjà plus une occasion mais une habitude.

C'est le cas par exemple quand t'es en face d'un escalator et d'un escalier. Flemmard comme t'es, sauf si tu veux te la raconter et jouer le sportif de supermarché, instinctivement, tu prends l'escalator.

C'est là que j'ai eu une révélation, digne d'une infiltrée des RG (big up à vous au passage on sait que vous nous aimez) et c'est pour ça que ce soir, je viens gratter quelques minutes de ton attention pour te gaver avec mon article bidon: je te préviens c'est ni échangé ni remboursé.

Les escalators, c'est l'instrument du système dans sa forme la plus visible.

Inutile de dire et redire que la société dans laquelle nous vivons est une société de consommation à outrance. D'ailleurs il paraitrait que la France est le pays où il y a le plus de centres commerciaux par km² au sein de l'Europe. Se promener dans un CC est une activité prisée des jeunes de banlieue qui, à défaut de pouvoir s'évader ailleurs et d'occuper plus intelligemment leurs journées, excitent leur esprit sur le matériel, ne pensent qu'à gagner de l'argent pour ensuite s'acheter tout ce qui s'y trouve.

L'esprit n'est jamais libre, toujours mué par le désir de s'enrichir pécuniairement pour finalement s'appauvrir encore plus : telle la carotte qui fait avancer l'âne, nous sommes motivés par le gain, totalement dépendant de ce cercle vicieux, par ce circuit imprimé qui ne nous laisse aucune marge de manœuvre dès lors que nous acceptons d'entrer dans cet engrenage.

Une fois le topo bien établi, je peux te parler de mes escalators.

Quoi de plus facile que de monter sur un escalier automatique ? C'est tellement plus dur de marcher avec tes jambes, hein ? qui, rappelons le, te servent pourtant à ça... Je le vois comme un symbole de passivité totale, un moyen de transport qui facilite ton acheminement vers toutes ces boutiques, afin que tu puisses y dépenser joyeusement tes euros durement gagnés à la force de ton travail. Ton esprit critique est alors en stand-by, t’es dans ton petit CC, t’es là avec ta VISA, rien ne pourra t’arrêter.

Cette situation de dépendance t’empêche d’analyser les choses de façon plus profonde, de prendre les choses avec plus de recul. T’es assailli de partout par des pubs, des vendeurs, des spots de lumières, des couleurs, de la musique (obligatoirement de la house ou de la techno parce que c’est prouvé que le client se sent « entrainé » et que par conséquent, il achètera plus).

On veut nous faire croire qu'on a besoin d’un escalator pour monter à l’étage, mais pourquoi ? Tu me diras que c’est un progrès technologique et que c’est très utile un escalator. Ah bon ? T’es certain(e) de toi là ? Je ne pense pas. Certes c’est plus « fatiguant » de monter des escaliers, ça demande un petit effort, mais l’effort est nécessaire pour s‘affranchir de l‘inutile. AlhamdoulILLEH, tu n’est pas une personne à mobilité réduite donc tu n’as pas besoin de t’handicaper volontairement en prenant ces fichus escalators.

L’effort est ce qui nous a toujours rapproché de DIEU. Dans ma religion comme dans toutes les autres, DIEU nous demande un effort. La foi est une conviction qui ne s’entretient que par l’effort, n’importe quel croyant sérieux dans ses obligations religieuses le dira.

Certains se marrent déjà bien en lisant ce que je dis, je le sais et je le comprends. 

A mon sens, la société de consommation veut nous détacher de DIEU, nous affranchir de LUI et elle y arrive très bien. L’effort est remplacé par son contraire qui n’est autre que la distraction et la déconcentration : on t’occupe l’esprit au maximum pour éviter que tu ne t’occupes toi même tout seul, que tu retournes à DIEU, en définitive.

Tout nous est apporté sur un plateau, tout devient facile.

Parce que la foi en DIEU est l’ennemie de la lobotomisation de l’esprit, la foi est ce qui nous rend dépendant de DIEU et de LUI seul. Et ça, ça fait bien chier les multinationales qui se veulent être l’égal d’ALLAH et qui de toute façon on réussit à l’être sur terre aux yeux de la majorité des hommes. Coca Cola, Samsung, Mercedes sont nos dieux : on nous apprend l’orgueil et la valorisation de soi par l’apparat. On nous inculque la quête du matériel par le déni même du spirituel.  Même dans les grandes surfaces, entre les escalators qui montent et descendent, ils nous mettent des produits tout au long de la rampe, à portée de main. Le mec qui a eu cette idée - qui n'existait pas il y a quelques années -, il est vraiment fort. Il a juste trouvé que l'espace temps durant lequel le client prenait cet escalator est un espace temps vide, un espace temps susceptible de ramener le client à la raison, de l'empêcher de réflechir sur ce qu'il vient d'acheter, bref une durée pendant laquelle le système a trop peu de contrôle sur lui.

«  Jamais n’entrera au Paradis celui qui a dans son cœur, le poids d’un atome d’orgueil » Le Prophète Mohammed, selon Ibn Massoud.

Ils ont finalement réussi à transférer le lien qui nous unissait à LUI vers leurs idoles à eux. Il faut s’acharner à réduire notre dépendance vis-à-vis de tout ça, y a pas plus antisystème que réduire sa dépendance envers tout ce qui nous est présenté sur un plateau, tout ce qui ne demande aucun travail ni un effort. Parce que l’effort est ce qui nous rend libre et indépendant.

J’espère juste que t’as compris que j’en voulais pas spécialement aux escalators, j’avais surtout besoin de cet exemple pour théoriser mes idées. Je ne dis pas que ce que je viens de dire n'est pas poussé par les cheveux mais je l'assume.

La conclusion à tout ce que je viens de dire c'est que, prendre les escaliers c’est refuser leur matraquage, c’est ne pas tolérer d’être dépendant de leur camelote, c’est faire un effort sur soi même et prendre conscience de tout ce qui nous entoure afin d’être parfaitement éveillé quand on passe à la caisse : se procurer ce dont on a besoin, ni plus, ni moins. Si tu prends les ecalators quand même (comme moi), aie au moins conscience de tout ça.

Ne dis t’on pas que l’oisiveté est mère de tous les vices ?

Par Balkis - Publié dans : Philosophie Balkissienne
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /Mars /2007 00:53
logo-exit5.gif Une preuve que dire des conneries ça peut payer très cher: une petite place au Panthéon, à l'Académie Française ou l'immortalité dans les manuels scolaires.
Pas convaincu(e) ? Voilà trois échantillons de conneries qu'on m'a appris à l'école, au lycée si ma mémoire est bonne...

1 - Et si tout ce qu'il y avait autour de moi c'était que du pipo? Et si tous mes sens se foutaient de ma gueule ? Ce que je touche n'est qu'illusion, ce que je vois n'est que mirage, ce que j'entends, stupide hallucination, ce que je respire et goûte n'est que fourberie. Si ça se trouve moi-même j'existe pas! Ouais mais si j'existais pas je me prendrai pas la tête à me poser des questions connes comme ça et je douterai pas de mon existence comme je suis en train de le faire là!
Je doute donc j'existe !
Je pense donc j'existe !
JE PENSE DONC JE SUIS !
Dit en latin ça paraît encore moins con : Cogito, ergo sum.
Pourquoi c'est de la connerie => L'existence se prouve par la non existence, et puis donne moi ta main que je t'arrache les ongles, on va voir si la douleur n'est qu'illusion. Puis franchement, je me demande dans quel état t'étais pour nous sortir ta théorie...

2 - Il faut croire en Dieu. Pourquoi ? Parce que si Dieu existait vraiment, j'aurai au moins eu le mérite d'y avoir cru et ça m'évitera l'enfer, Il n'aura rien à me reprocher. Par contre si je n'y crois pas je serai inévitablement puni. Et puis c'est pas grave si Il n'existe pas, y croire ça me causera rien, en bref, j'ai rien à perdre que d'y croire. Conclusion: faut croire en Dieu car au pire j'aurai rien perdu après ma mort au mieux, j'irai au paradis.
(Pourquoi c'est de la connerie => Jacques Prévert l'explique bien mieux que moi dans Les paris stupides)

3 - Les musulmans sont des sanguinaires et d'aveugles fanatiques incapables d'utiliser leur cervelle pour se rendre compte que la religion c'est pour les cons.
(Pourquoi c'est de la connerie => Ca ne mérite aucune explication. J'ai pas de leçon à recevoir d'un antisémite qui pouvait pas s'empêcher de tremper son biscuit n'importe où)

Comme j'aime pas les devinettes et que t'as certainement autre chose à faire que d'aller rouvrir tes bouquins de philo de Terminale, je te donne les fabuleux auteurs de ces "lumières intellectuelles" dont perso, j'aurai bien pu me passer.

1 - La théorie du Cogito de René Descartes dans Principes de la philosophie (article 7), 1664.
2 - Le pari de Blaise Pascal dans Pensées, 1670.
3 - Et le fin du fin : Voltaire dans Le fanatisme ou Mahomet le prophète, 1742.

La guerre c'est moche : Ca tue, ça pue et ça salit aussi. Balkis dans "Traité sur la guerre" extrait de "Le monde comme je le vois" 2006.

Après cette longue introduction, personne ne rira, si moi, Balkis, compte déposer ma candidature ici. C'est bientôt l'été, c'est bof bof comme job mais j'ai pas trouvé mieux pour l'instant.

Imagine-moi avec une cape et une épée ! :D

NB: Je dis pas que les philosophes précités sont des cons, je parle simplement de ces théories là en particulier (quoi que pour Voltaire pas la peine de démontrer que c'était qu'un pauvre travelo sans cervelle).
Par Balkis - Publié dans : Philosophie Balkissienne
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Lundi 1 janvier 2007 1 01 /01 /Jan /2007 23:26
pedro.jpg Dans le train

Pedro : Dieu n'existe pas c'est pas possible Balkis, je crois en l'homme, en moi même et en ma mère. On mène notre existence comme on l'entend, on est responsable de tout ce qui nous arrive. Je ne crois que ce que je vois, je crois en la science et en la nature, j'ai l'esprit cartésien.

Balkis : cartésien, mouais, Descartes croyait en Dieu et excuse moi, je ne suis pas une fille de la nature, je ne descends pas d'une bactérie lol. Mais regarde je te donne un exemple : les bébés tortues.

Pedro (et aussi les gens assis à côté de nous, qui avaient l'air super intéressés) : Vas y, je sens que je vais me marrer ...

Balkis : regarde : la maman tortue elle pond ses oeufs sur la plage et elle retourne à la mer. T'es d'accord jusqu'ici ?

Pedro, amusé : euh, ouais.

Balkis : mais les bébés tortues, elles naissent, sortent du sable et instinctivement, se dirigent à toute vitesse vers la mer.

Pedro : et ?

Balkis : y a rien qui t'intrigue ?

Pedro : si, que je côtoie une tarée tortuephile.

Balkis : très drôle. Instinctivement j'ai dit. Qui leur a insufflé cet instinct de survie ? Personne ne leur a appris que le soleil leur était nocif, elles viennent de naître, y a pas leur maman et instinctivement, elles se dirigent vers la mer.

Pedro : n'importe quoi, mais c'est parce qu'elles ont chaud et que la plage est en pente donc mathématiquement et physiquement elles vont à la mer ! Si les tortues se dirigent vers la mer c'est parce que étant bébé leurs muscles ne sont pas encore durs et donc elles sont obligées de faire les mouvements les moins fatigants c'est à dire descendre et comme la plage est en pente ça les aide beaucoup.

Balkis : ouais c'est ça et comment elles savent que la mer c'est de l'eau et qu'il faut qu'elles se protègent du soleil en s'y dirigeant puisque personne ne leur a appris ?? Elles ont lu un guide du savoir vivre des tortues dans leurs coquilles, avant d'éclore, et y ont appris pourquoi sprinter jusqu'à la mer pour pas finir cramées ?

Pedro : je sais pas mais ça tient pas la route ton truc !!!

Balkis : pas grave, je t'aime quand même, je passerai te voir en enfer, on se fera des barbecues et tout et tout ...

Pedro : t'es complètement folle ma petite : que la force des bébés tortues soit avec toi.

Balkis : j'ai une autre version, cette fois-ci avec les fleurs.

Pedro : ça ira ...

En tout cas, après ça, je peux vous dire qu'on a laissé tout un wagon du RER A dans un doute métaphysique ... Alors que la force des bébés tortues soit avec vous !

PS 1 : Je n'ouvre pas un débat avec cet article au contraire, chacun pense ce qu'il veut (ouais jusqu'ici je vous apprends rien mais quand même, j'ai bien l'impression que certains ont du mal alors je préfère le rappeler ça coûte rien) mais je fais juste un clin d'oeil à mon compagnon de la fac :
PEDRO, ses histoires cheloues et nos débats plus bizarres les uns que les autres.

PS 2 : Pour les curieux, athées ou croyants, un livre intéressant : Connaître Dieu par la raison d'Harun Yahia.

PS 3 : Pedro a arrêté de fumer depuis le 1er janvier, bravo à lui mais certainement pas parce que je suis devenue bouddhiste ...
Par Balkis - Publié dans : Philosophie Balkissienne
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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 10:28

524005522.jpg Fashions : petit groupe d'individus aspirant à ressembler à des stars par n'importe quel moyen et à n'importe quel prix dans le but de se donner de la valeur.
Comment les reconnaître :
1 - d'un caractère obsessionnel et narcissique, le fashion ne fréquente que des gens de son acabit (en l'occurrence avoir de la culture en ce qui concerne les derniers potins de
Magloire, une connaissance en béton en matière de grande marque inaccessible et hors de prix).
2 - très bon en conjugaison, le fashion retient que les deux auxiliaires de la langue française sont : ETRE riche (même sans argent, tout est dans l'apparence, c'est tout une technique, moi je suis trop conne pour saisir tout le tact du "Fashionisme") et AVOIR de l'argent (quitte à voir débarquer oncle huissier chaque fin de mois).
3 - Porter des fringues valant l'équivalent de la bourse de NYC (équivalent se trouvant sur soi, même quand c'est pour descendre acheter une baguette de pain)
4 - Leur QG : Châtelet les Halles (J'adore-cet endroit- de Dior)

Pourquoi baver devant une robe Chanel 15000 euros ? On a tous le droit de rêver mais de là à faire du luxe sa bannière ...
Et si on s'occupait plutôt à se remplir le crâne de choses un tout petit peu plus utile que Paris-Hilton-ne-mange-que-des-carottes-râpées ?
On s'oublie dans le futile mettant de coté l'utile, on creuse la tombe de l'altruisme en bâtissant une société d'individualiste-nombriliste-égoïste-matérialiste. S'apparenter à des stars, avoir les mêmes lunettes Gucci que Monica (qui elle n'a pas à s'inquiéter de ce que pourrait lui dire son banquier), quel intérêt quand on est pauvre lol.

Je suis extrême ? Ok. Mais à part ça, avouez que la coupe au gel à la Diam's, le jean a trou délavé, le pantalon qui te rentre dans les bottes moumoutes rose fushia, le tee-shirt moulant Von Dutch (VD pour les intimes), et les grosses boucles d'oreilles en plastoc et puis cette démarche de tafiole , c'est moche.

Je généralise pas (bah oui, c'est quand même le premier argument -parfois le seul- qui est avancé "tu généralises") alors si t'es fashion et que t'estime que j'ai tort, laisse moi ton adresse et tu pourras me prouver le contraire...

Par Balkis - Publié dans : Philosophie Balkissienne
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Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /Sep /2006 15:46

Je sais que beaucoup vont avoir envie de me jeter des cailloux (et pas des petits), de me donner des baffes (et pas des tendres) mais laisse moi te donner mon avis sur ce que je désigne la "Jarule attitude", cette façon de se mettre un collant, un slip, une chaussette, appelle ça comme tu veux, sur la tête, d'enfiler son jean jusqu'à la moitié des fesses ... Pire, la période féminine "peau de pêche" (Dieu, merci j'étais occupée à traire une vache, je suis pas tombé dedans)... Quand je pense que certains d'entre eux sont contre l'uniforme à l'école sous prétexte que c'est une entrave à la personnalité alors qu'ils sont tous habillés pareil de toute façon ...
Je vous apprends rien en disant que ce style nous vient des USA, plus particulièrement les noirs américains, et c'est légitime, c'est leur culture à eux.
Et ta culture à toi, tu l'as oublié ? Ca m'énerve de voir des arabes ou des noirs africains s'habiller comme ça : Mamadou où est ce que t'as planqué tes tongs et ton boubou ? Et toi Moussa, ramène-toi en babouches et jellaba !! Je sais que j'exagère avec les boubous et les jellaba lol mais je veux dire par là que troquer sa culture contre une autre (surtout celle-ci) c'est grave....
J'estime que malgré nous on est calqué sur les cainris, et ce dans tous les domaines (ou presque), on se fait mener à la baguette par un Etat donneur de leçons alors n'oublie pas d'où tu viens et évitons de "se cainriser", on est suffisamment influencé comme ça.

Je trouve ça laid, peu importe la signification de ce style vestimentaire et c'est pas du tout la culture noir-américaine qui l'a lancé contrairement à ce que certains pensent, mais le milieu carcéral. Le baggy par exemple c'est une marque de reconnaissance entre anciens détenus : ils marchaient mains menottées sans pouvoir remontrer leur pantalon.

"C'est la mode des "Yo", des "Tchek" des mecs qui s'appellent Nigger je trouve cette mode moche comme la face de Freddy Krueger"

Par Balkis - Publié dans : Philosophie Balkissienne
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