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Papa porte un qamis, Maman un jilbeb et alors ?

29 Août 2013, 16:16pm

Publié par Balkis

D’après une proposition d’un syndicat enseignant, le FSU sur demande du Ministre Vincent Peillon, des livres pourraient être distribués aux élèves de CP et CE1 "Papa porte une robe et alors ?", "J'ai deux papas".

La France, qui a le système scolaire le plus cher et le plus inefficace des pays développés (jeunes ados qui arrivent en 2nd sans savoir lire ni écrire), n’a rien trouvé de plus urgent que de faire accepter travelos et autres à nos enfants. En Russie, une loi interdit d'évoquer l'homosexualité devant LES MINEURS et les médias français désinforment sur l'objectif réel de cette loi qui ne vise qu'à protéger les enfants. Rien de liberticide là-dedans. Un individu hétéro n'explique pas ses choix sexuels à des moins de 10 ans (et en général il évite d'aborder le sujet au risque d'être suspecté d'avoir des tendances pédophiles) alors pourquoi ne doit-on pas appliquer le même tarif à la tendance homosexuelle ? C'est aussi censé être ça l'égalité homo/hétéro. De l'abstention de surcharger l'esprit des 6/8 ans.

D’après eux c’est pour apprendre à l’enfant à déconstruire les stéréotypes pour se défaire des clichés. Donc avant même d’apprendre à un enfant de 6 ans de se construire, les enseignants l’invitent d'abord à déconstruire.

Bientôt et à ce rythme, il y aura des cours de barre verticale en CM2 et des défilés de trottoir en talons aiguilles "parce qu'être prostituée c'est un métier comme un autre, elles ont droit au respect comme toutes les femmes" - au lieu de les sortir de cette triste condition, l’État préfèrera rendre ce métier honorable pour faire baisser le chômage, ça sera toujours ça de pris pour les statistiques du gouvernement.

L'école, au lieu d'instruire nos enfants en leur apportant des connaissances et une méthode pour en acquérir plus, s'immisce dans l'éducation parentale. Elle se substitue aux parents dans ce qui devrait constituer leurs prérogatives exclusives : valeurs morales et valeurs religieuses, conception de la société et opinions politiques ; lesquelles pourront être remises en cause ou non avec l’âge, l’expérience, l’apprentissage y compris scolaire et la confrontation avec autrui.

On ne peut pas appeler ça autrement que du bourrage de crâne. Le système scolaire ne laisse aucune chance à l’enfant de bâtir sa propre opinion sur des sujets qui ne devraient même pas encore le concerner. Il y a nécessairement un âge pour tout et je ne pense pas qu'expliquer pourquoi un papa porte une robe serait censé lui apporter une corde à son arc.

Freudiennement parlant, c’est aux parents que revient le rôle de dictateurs de la pensée. Ils sont les seuls garants de l’éducation émotionnelle, culturelle et religieuse de l’enfant. A charge pour lui de s’affranchir de son environnement familial en grandissant. La crise d’adolescence sert d’ailleurs généralement à ça et fait partie de la construction normale de l’individu, futur adulte.

D’emblée, l’école empêche ce processus d’affranchissement des idées en dictant sa conception partisane de la société idéale tout en refusant la moindre crise contestataire ! Pas de crise d’ado à l’école, c’est « marche ou viole la loi ».

En empreignant directement des perceptions connotées et dénuées de neutralité aux enfants, l’école viole le pacte social qu’elle se targue pourtant de respecter. Malheureusement c’est toujours dans l’injustice que la vérité se révèle. Quand il s’agit d’islam et de foulard, l’école se hâte d’invoquer les valeurs républicaines sous couvert de philanthropie dégoulinante. Et ce afin de mettre au ban les récalcitrants à la règle laïque bien souvent mal interprétée : en témoigne une directrice d’école primaire à Bondy qui a tenté d’imposer de la viande sous peine de sanction à tous les élèves « sauf pour les végétariens » dans le but de faire manger les petits Musulmans (lesquels sont immédiatement sommés de se soumettre tout en ignorant leurs convictions personnelles qu’ils se sont pourtant bien gardés d’invoquer). Car on a encore le droit de s’abstenir de manger de la viande à défaut de se faire servir de la viande halal.

Inutile de démontrer l’absurdité de cette initiative maladroite car elle est évidente. Ironiquement, le corps enseignant devrait s’appliquer à lui-même les règles qu’il tente d’infliger avec véhémence à ses élèves : à l’instar du fait religieux, l’homosexualité doit rester dans le domaine du privé. Irions-nous imposer l’hétérosexualité à un enfant ? Pourquoi ne pas faire de même avec la tendance sexuelle inverse ? Ce qui me choque le plus c’est l’âge des enfants qui devront subir ce lavage de cerveau.

Le deux poids deux mesures quand il s'agit de l'islam et de l'acceptation de l'homosexualité n’est même plus à démontrer.

Comment avoir foi dans des institutions iniques qui, pour se prémunir de l’islam disposent d’un arsenal effrayamment dangereux, liberticide et insidieusement raciste mais qui, en même temps s’acharnent à faire graver dans la tête de nos tous petits une tendance sexuelle quelconque ?

D’autant plus que l'homosexualité, n’en déplaise à nos tenants politiques et à nos législateurs constitue un mode de vie inacceptable pour la majorité des citoyens alors pourquoi chercher à choquer ?

Je dois admettre « qu’avant » j’en avais rien à cirer des homos et de leur revendication pourvu que mes oreilles en soit préservées comme je préserve tout le monde de mes opinions personnelles.

Les cours de SVT sur la reproduction humaine en 4ème suscitent suffisamment l’émotion des filles et des garçons, inutile de vouloir s’acharner avec des thèmes bien plus déroutants, surtout pour des écoliers de CP.

Dans le cas contraire et ce qui semble se confirmer dans l'avenir, il faudra revoir le principe de neutralité du service public éducatif. Parce qu’à moins de me prouver solidement le contraire, on ne m'enlèvera pas l'idée que la laïcité telle que pratiquée aujourd’hui, l’athéisme imposé dans les écoles et désormais la volonté d’éduquer sexuellement nos enfants ne sont en rien de la neutralité ou de la réserve de la part de l’éducation nationale.

Alors j’invite le Ministère en charge de la mission éducative de revoir sa copie concernant ce projet ainsi que les parlementaires à corriger l'inéquitable traitement législatif entre opinion religieuse et opinion sexuelle. Commencez à supprimer la loi qui interdit les signes religieux dans la sphère publique puisque l’apprentissage de l’homosexualité y est autorisé.

Quand on aura des livres comme « Papa porte un qamis et Maman un jilbeb, ET ALORS ? » dans les cdi des écoles primaires et des collèges, on pourra se vanter d’être équitable avec toutes les opinions de quelque nature que ce soit.

 

Balkis

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